Une centaine de familles, dont 59 enfants, 15 femmes enceintes, demandent une « augmentation du nombre de places dans les dispositifs d’hébergement« .
Un camp de migrants s’installent sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris
Ces 200 migrants vivent dans la rue, majoritairement dans des campements insalubres vers la Seine-Saint-Denis. Un peu avant minuit ce lundi 31 août, ils ont investi le parvis de l’hôtel de ville de Paris, en moins de 5 minutes.
Ils viennent surtout de Somalie, d’Afghanistan et de Côte d’Ivoire et demandent une « augmentation du nombre de places dans les dispositifs d’hébergement« .
Ce soir, 107 familles à la rue ont pris place devant la mairie de Paris. @Anne_Hidalgo @IanBrossat Cela fait 1 mois qu’on vous alerte, maintenant qu’allez-vous faire ? pic.twitter.com/Uh1cr6FIBR
ADVERTISEMENT — Utopia 56 (@Utopia_56) August 31, 2020
«C’est une action symbolique : la mairie ne peut plus fermer les yeux. »
C’est l’association Utopia56 qui a organisé cette « action coup de poing ». Maël de Marcellus, coordinateur parisien de l’ONG explique : «C’est une action symbolique : la mairie ne peut plus fermer les yeux. Cela fait plus d’un mois qu’on alerte la mairie de Paris sur leur situation et qu’on n’obtient pas de réponse. »
Sur son site, Utopia56 réclame «l’augmentation du nombre de places dans les dispositifs d’hébergement et une refonte de l’accueil des nouveaux arrivant.e.s pour que ces situations ne perdurent pas dans le temps ».
Pour Maël de Marcellus, une « refonte du premier accueil » est indispensable, «ce n’est pas normal que pour les primo-arrivants la rue devienne un passage obligé en arrivant en France ». Les primo-arrivants représentent 50% de ces personnes.
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